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Vendredi 4 avril 2008

Isphahan...
Le nom est un peu mythique, mais on revient vite sur terre quand, au bout de 2h30 de route plein ouest depuis Yazd, on approche l'agglomeration dans notre super berlingo, au milieu d une circulation plutot dense : la ville est la destination preferee des Iraniens pendant les 13 jours de jours feries de Norouz, la fete du nouvel an. Autant dire qu on n'a encore jamais vu autant de monde... et toujours aussi peu de touristes etrangers! a croire que les tour operators sont refroidis par les hotels bondes et les bazaars vides.

On gare le bolide et on se ballade au hasard des rues, on voit un peu de tout, mais on remarque surtout qu ici, les femmes et les jeunes femmes ne portent plus systematiquement le tchador... elles ont en general tendance a minimiser autant que possible le tissu qui couvre leurs cheveux : ce n'est parfois que le chignon qui se retrouve sous le petit voile couleur rose flashouille! Une blouse cintree au max remplace le grand tissu noir et ample, moulant du coup tout ce qu il y a de moulable... :-)

La ville est super animee, mais le Bazaar, tout comme celui de Yazd, reste desesperement vide, en pleine periode de Norouz. Ca a aussi ses inconvenients...

La mosquee du Shah, enfin, de l'Imam...

 

La Mosquee Jameh, la mosquee du vendredi

 

Le bazaar pendant Norouz


Au cours de nos visites, on rencontre quelques iraniens, de toutes les formes et de toutes les couleurs...

Assis a une table dans une jolie maison de the toute proche de la place de l'Imam (anciennement place du Shah, appelation que les gens ont l air de preferer, mais chut, il faut pas le dire tout haut), on fait connaissance avec notre voisine et ses deux enfants de 15 ans : ils sont tres sympas et la mere n'hesite pas a nous mettre en garde de ne pas faire la meme erreur qu'elle : mariee a 14 ans, elle a eu ses enfants "trop tot" et son seul desir maintenant est de tout faire pour que cela n arrive pas a sa fille... En 1979, a la revolution islamique, l'age legal du mariage en Iran a ete abaisse a 9 ans pour les filles (et est remonte a 13 ans depuis)... autant dire qu elles n ont pas leur mot a dire. Son discours est tres clairement critique vis a vis du regime, et elle n est pas la seule iranienne a penser comme ca.

Outre les vendeurs de tapis toujours pres a boire une tasse de the et les moult Iraniens curieux de nous voir parmi la foule locale, notre grande rencontre a Isphahan, c'est dans une petite ruelle du quartier armenien, juste derriere la plus grande eglise d'Iran : Reza, Iranien francophone d'une quarantaine d'annees, nous demande son chemin.
Quand il voit qu on est francais, il nous invite a faire un tour dans sa voiture.
Quand il apprend que Fabienne est clamartoise et a habite a Chaville, tout comme lui pendant 15 ans, il nous invite chez sa mere!
Nous voila donc a toute berzingue dans Isphahan, a discuter en francais avec Reza qui bien que ayant ete marie a une francaise pendant une dizaine d'annees sait largement conduire comme un iranien qui se respecte, en anglais avec son cousin, Iranien immigre en Californie depuis 30 ans et en visite en Iran pour la troisieme fois seulement depuis.
Pour eux, Iraniens ayant eu une longue experience a l'etranger, c'est clair et net : l'Iran n'est plus ce qu'il etait il y a 30 ans. Le peuple a tout perdu depuis l'arrivee de l'Imam Khomeini et des integristes au pouvoir en 1979 : les libertes individuelles sont virtuelles, voire inexistantes pour les femmes. Sans parler du gouvernement actuel...
On prend le the avec eux, chez et avec la mere de Reza : ravie de nous accueillir, elle demande a Fabienne d'enlever ce foutu voile sous son toit :-) ce que Fabienne fait avec le plus grand plaisir...
L'apres midi est tellement sympa qu on decide de remettre ca pour le soir : lorsqu on se retrouve le soir, Reza sort du placard pour l'occasion ... une bouteille de Gin!
On boit un verre ou deux, mais on essaie de rester raisonnable, pour eviter de tituber en sortant de chez lui...
terrible, cet attrait pour les interdits...

Enfin, route vers la capitale, Tehran.

Une nuit au milieu de nulle part entre Kashan et Qom : au milieu de la nuit, on frappe au carreau, derriere les rideaux. Gloups, on etait pourtant seuls au milieu de la lande. On jette un oeil : merde, les flics. aieaieaieaie.
Tandis que Fabienne essaie de se couvrir autant qu'elle peut, je sors, en calecon a pois, la grande classe! et je fais face aux uniformes kaki, kalashnikovs et autres lampes torche en pleine tronche. Tout ca la tete profondement dans le cul. Controle des passeports, des visas et des papiers de la voiture : ils nous demandent de les suivre... On fait 10 minutes de route dans la pampa et heureusement, ce ne sera que pour nous amener devant leur caserne pour qu on dorme la, en toute securite, sous la protection du soldat de garde et de son arme automatique...

Tehran.
On nous avait mis en garde et heureusement on a eu le temps de s'habituer en crescendo depuis le debut de notre traversee du pays : c'est a Tehran que les Iraniens conduisent le plus mal...
En realite, quand on considere le bordel ambulant qui regne sur la chaussee, les depassements a gauche ou a droite, les ronds points qu on prend dans un sens ou dans un autre, les coups de klaxon pour se faire une place, les contre sens et les feux rouges plus que facultatifs, et quand on considere qu'on n'a toujours pas vu un seul accident,  ON SE FAIT UNE RAISON : EN FAIT LES IRANIENS CONDUISENT
TRES BIEN!

Bon a part ca, Tehran est une ville plutot moche, et on ne s'y attardera pas. D'autant plus que, tout comme a Yazd et a Isphahan, le bazaar est toujours et encore viiiiide...


Facade classique dans le sud de Tehran


Facade super classique : Portrait geant de l'Imam Khomeini et de son successeur l'Ayatollah Khameini sur un immeuble de Tehran


On visite tout de meme un musee ou deux, histoire de.
La plus belle chose que l'on y ait vu, c'est dans le livre d'or du museum of Iran :




Non, au lieu de rester a tourner en rond sous le nuage de pollution de la capitale, on prefere plutot faire comme les jeunes branches : partir skier a Dizin, la derniere station de ski ou il reste de la neige!

Yallah! On fait monter le berlingo a 3500m d'altitude, et apres une nuit au chaud dans le froid (a nouveau interrompue par un petit controle des passeports...), on ouvre les portes le lendemain matin pour voir... qu'il a neige!


 

Seule journee de ski de l'annee : on en profite encore 10 fois plus...




Par pel - Publié dans : iRaN
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Jeudi 27 mars 2008
 
Yazd! ville de folie avec son dedalle de ruelles a travers les maisons en pisé, est clairement la plus jolie etape du parcours jusqu'a present.
Au milieu du desert en plein centre de l'iran, la ville est vraiment hallucinante : toutes les maisons sont couleur ocre, la ville est couverte de badgirs (comme a Laft, sur l'ile de Queshm), les ruelles sont etroites et souvent couvertes pour proteger de la fournaise de l'ete, quelques trous de lumiere au plafond font penetrer un rayon dans la penombre des allées, et soudain, on tombe sur une mosquée extraordinaire dont la gigantesque porte domine la ville.

On rencontre assez vite un grand gus sympathique, Amir, iranien (isphahanais), qui voyage a travers le pays pendant 2 mois et demi. Il parlotte anglais un peu difficilement mais on fait connaissance sans trop de problemes et on passe l'apres midi et la soiree ensemble. Amir est zoroastrien (disciple de Zarathoustra), religion onipresente en Iran avant l'invasion arabe en 640 (et quelques). Aujourd'hui, les zoroatriens sont minoritaires mais Yazd en est le dernier noyau dur. D'ailleurs, il nous fait comprendre dans son discours que la religion musulmane, il trouve ca un peu couillon et les arabes, il ne les adore pas non plus (et ca, il n'a pas l'air d'etre le seul en Iran...). Confondre Arabe et Fars, ici, c'est une hérésie!

Zoupla, quelques photos de Yazd la terrible:


Vue du haut de l'ensemble Chakhmaq


Les badgirs, aspirateurs a vent pour rafraichir l'interieur des maisons




La Mosquée Jameh, la grande mosquée du vendredi, quoi



Dans les allées couvertes, les trous de lumieres...




L'ensemble Amir Chakhmaq, batiment le plus reconnaissable d'Iran

Apres Yazd, direction Esphahan, mais on s'autorise un petit detour par les montagnes au nord-est de Yazd, ou nous trouvons, a flanc de colline, le village en ruines de Kharanagh (a prononcer de facon incomprehensible en farsi), vieux de plus de 1000 ans...
Le minaret et plusieurs maisons sont encore debout, bien que tombant en lambeaux, et on s'aventure dans les ruelles et les escaliers avec prudence de peur de traverser le plancher.

Le gardien du village nous fait monter dans le minaret hyper étroit (moins de 2m de diametre : on monte un escalier en colimacon vertical en touchant des epaules a gauche, a droite, devant et derriere!) et ... vacillant: on avait bien entendu dire que ce minaret etait "vacillant" mais sans trop vraiment comprendre. On a vite saisi quand le type a fait osciller d'une vingtaine de centimetres d'amplitude toute la tour alors qu'on etait assis au sommet!




Petite nuit de camping avant de partir vers Esphahan: on se trouve encore un joli petit endroit a l'abri des regards...







Par pel - Publié dans : iRaN
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Mercredi 26 mars 2008

Salam!

 

 

En quittant Busher, on quitte definitivement le golfe persique au bord duquel Fabienne a passé un an et demi… une page se tourne!

On quitte la plaine cotiere et on s'attaque a du un peu plus serieux : direction Shiraz – 1491 m d'altitude. Le Berlingo se defend pas trop mal, meme si on commence a prendre l'habitude de se faire doubler par les 30 tonnes dans les faux plats. Au rythme des barrages de police qui sont hyper presents dans le coin (evidemment, c'est toujours nous qui nous faisons arreter…), on grimpe on grimpe et on decouvre des super paysages arides et escarpes, dans lesquels passent tout de meme, de temps en temps, des rivieres (!) : ca faisait un petit moment qu'on n'en avait pas vu, et la vache ca fait du bien…

 

L'arrivée a Shiraz est un peu assourdissante : on se confronte pour la premiere fois vraiment a une circulation un peu costaud. 3 files de voiture sur 2 theoriquement, parfois meme 4, ca depasse dans tous les sens, a gauche a droite, ca roule a contre sens, sans compter les motos et les pietons qui envahissent les rues et les trottoirs. Bref, c'est le bordel mais c'est rigolo.

 

A peine le temps de se garer et de chercher un endroit ou avaler un dejeuner, un ptit bonhomme commence a nous faire la conversation sur le trottoir, on pige pas grand chose mais il a l'air sympa : il nous montre un resto et nous installe a l'interieur, il nous commande meme a manger! Et lorsqu'il nous demande si on parle arabe et que je reponds, un peu hesitant, "chouia chouia", son visage s'eclaire et fini le resto! il nous invite a manger a la maison!

 

Et hopla, nous voila a suivre Muslim (c est comme ca qu'il s'appelle) et a courir dans la rue pour monter dans un bus surbondé (Fabienne a l'arriere, nous a l'avant, ca marche comme ca ici…) puis un autre bus, pour arriver en banlieue dans un appartement nickel, bien tenu, des tapis partout par terre (étonnant ca, ici en Iran), et une belle deco kitshounette comme ils savent également tres bien le faire aux Emirats et en Oman…

On se déchausse, la femme et la fille nous accueillent et on s'installe tous les 5 a meme le tapis pour le repas du midi : comme d'hab, la conversation mi-arabe mi-anglaise mi-farsi est un poil difficile mais on rigole bien et on se debrouille bien pour se faire comprendre, c'est cool.

Bref, bonne ambiance… La seule chose que nous pouvons leur offrir en echange de cette merveilleuse invitation, c'est de prendre une photo que nous promettons de leur envoyer par la poste.

Encore faudra t-il recopier l'adresse en farsi sur l'enveloppe sans faire de faute…



Deux jours sympatoches passés a Shiraz, dans le bazaar surtout, ou on se ballade au milieu des odeurs et des couleurs, mais surtout ou on affronte la foule qui prepare activement Norouz, le nouvel an iranien qui approche a grands pas. On joue vraiment des coudes pour se frayer un chemin dans le labyrinthe des allées couvertes. Par contre, toujours pas croisé un seul touriste depuis Dubai… A croire que Norouz les fait fuir!

 


On commence a trouver quelques personnes qui parlent anglais (Shiraz est nettement plus touristique que la cote du golfe persique) et on sympathise avec un ou deux vendeurs qui sont ravis de trouver des francais et de taper un brin de causette… (par contre, ils nous disent clairement que les americains, non, non, ils les aiment pas…)

 

Destination suivante, Yazd, en passant par Persepolis.
Persepolis, c est LE site touristique iranien, ou on peut voir les restes de l'ancienne cite antique construite au pied de la montagne.

 



Bon, Persepolis, c'est tres joli, mais a moins d'etre passionnes d'archeologie, ca reste des ruines et des tas de vieux cailloux…

Finalement, le plus rigolo dans cette visite, c'est la marée humaine iranienne qui envahit le site : c'est le debut des vacances de Norouz! (on est le 20 mars) J'imagine que normalement, on doit pouvoir se balader assez librement entre les colonnes et les moities de bonshommes taillés de profil, mais la c'est la folie : des centaines et des centaines de famille sont la en groupe a se balader super bien habillés et a se prendre en photo… On ne croise a peine qu'un groupe de touristes perdus parmi la foule iranienne.



Enfin, on part vers Yazd, plein nord-est, et avant d'arriver en ville, on se trouve un joli coin pour camper...



Par pel - Publié dans : iRaN
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Dimanche 23 mars 2008
salut tout le monde

ca y  est : le voyage a bel et bien commence!

la premiere etape, sans doute la plus dure au moins au niveau adminitratif, est derriere nous et c'est tant mieux... l'envoi de la voiture par ferry des emirats vers l'iran, en arabe d'un cote, en farsi de l'autre n'a pas ete de tout repos : des heures et des heures de marathon administratif a remplir des formulaires de toutes les couleurs, a tamponer, signer, copier, agrafer des feuilles dans tous les sens, a courir d'un bureau a un autre, tout ca dans un bordel monstre au milieu de centaines d'autres personnes qui sont la pour on ne sait quelle raison... heureusement tout ca avec l'aide d'un iranien bien sympa travaillant pour la societe de ferry mais qui ne parle pas un mot d'anglais mais on s'est vite rendu compte que c'etait le cas de 95% de la population du sud de l'iran!
Fabienne a egalement vite compris ce que c'etait que d'etre une femme en Iran : tout m'est confie a moi, tout le monde s'adresse a moi, tout le monde me regarde, et Fabienne, on lui demande gentillement de s'asseoir le temps que les choses se passent...

Nous passons ainsi deux jours a trainer a bandar abbas, ville principale du sud de l'Iran, a regler tous les problemes de voiture, a faire quelques courses et a prendre un peu la temperature du pays dans lequel on vient d'arriver.

La ville n'est pas franchement formidable, pas grand chose a voir ni grand chose a faire a part de prendre nos marques, surtout Fabienne qui doit se tenir a carreau et ne pas trop montrer de sa jolie et tendre peau. elle a d'ailleurs achete une merveilleuse cagoule foncee (sorte de fichu qui s'enfile comme une cagoule et qui tient tout seul) et est toujours ravie de la porter sous les 40 degres celsius qui regnent sur les bords du golfe perique...

Enfin, on prend la route! Direction Busher toujours sur la cote mais plus a l'interieur du golfe, a une troiscentaine de km de l'Irak.
On commence par une jolie pause sur l'ile de Qeshm, la plus grande du golfe, ou on souffle un peu au calme, apres l'agitation un peu saoulante de Bandar Abbas... Le petit village de Laft au coucher du soleil est vraiment terrible avec sa foret de badgirs (tours captant le moindre air de vent pour aerer et rafraichir l'interieur des maisons dans le cagnard de l'ete) surplombant les toits, les paysages montagneux de l'interieur de l'ile sont vraiment extraordinaires aussi et ne sont pas sans nous rappeler les decors du nord de l'Oman... l'erosion par l'eau et par le vent ont vraiment fait des merveilles.





Au coucher du soleil a Laft, on tombe sur un attroupement au bord de la rue, des petits vieux dansent avec leurs cannes sur de la musique traditionnelle. Quelques photos :






On finit notre petit sejour sur Qeshm par une visite a l'improviste des chantiers navals de dhows, que les iraniens produisent pour les vendre aux emirats et a l'Arabie Saoudite, de l'autre cote du detroit. Salim et son pote nous accueillent dans les chantiers deserts (c'est vendredi). Ils sont hyper contents (et nous aussi, du coup!) de nous montrer et de nous faire visiter les bateaux en construction. Salim ne parle pas anglais ou quouaziment pas, nous pas un mot de farsi, mais on se debrouillote en anglo-arabe, et meme si c'est un peu laborieux, c'est bien rigolo...
On doit malheureusement refuser son offre pour le couvert car on doit filer pour aller prendre le bac, mais il reussit quand meme a nous offrir un pic-nic pour la route...






Salim, devant l un des dhows en construction

La route est un peu longue et rectiligne jusqu'a Busher, entre la cote et la montagne, sur la plaine cotiere, mais le berlingo avance bien... on reussit meme des fois a faire bipper le signal du depassement des 120 km/h (obligatoire sur toutes les voitures vendues dans les pays du golfe)...

Rapidement arrive la grosse inquietude... : l'essence.

Le gouvernement iranien rationne la consommation d'essence depuis plusieurs mois et chaque conducteur a une carte de rationnement. Pour les touristes, c'est un peu complique a obtenir, ca met trois plombes et ca coute cher, bref, ca emmerde franchement, surtout quand on n'a pas envie d'y passer des lustres. Donc la carte, on a decide qu'on s'en passerait et qu'on tenterait notre chance tranquillou dans les stations essence.

Le probleme, c'est que la premiere a qui on demande, sur Qeshm, nous refuse categoriquement... Le stress monte d'un cran, le voyage commence bien...

Heureusement, la seconde (et toutes les suivantes jusqu'a aujourdhui) accepte de nous servir apres quelques negociations et on en profite pour remplir les deux bidons qu'on a sur le toit, en cas de coup dur. Bon, bien sur, on paie un poil plus, mais bon, ca reste pas trop trop cher (entre 0,3 et 0,4 dollars le litre) et puis c'est rigolo de negocier avec le pompiste qui voit pas tres souvent arriver des petits blanc bec comme nous.
On dort une nuit a l'hotel a Busher, histoire, tout de meme, de prendre une douche de temps a autres (on part sur un rythme de 1 douche toutes les 4 nuits... ba oui, si on veut tenir 3 ou 4 mois, il faut ce qu il faut), et on ne s'attarde pas trop dans la region vu le peu d'interet du coin, mises a part les tres tres jolies centrales nucleaires, tres a la mode en ce moment. Les americains (pas trop aimes par ici) et les israeliens (j'en parle meme pas) s'y interesseraient meme de pres.

Voila donc pour la premiere etape, dont le programme fut charge et ou on a vu les sous defiler... Inch allah des depenses de mise en route et d'investissement, parce qu'a ce rythme...

Ca nous a egalement permis de voir comment on se debrouillait avec le bolide, de jour comme de nuit, on gere pas trop mal : la jolie petite menuiserie qu'on a faite avant de partir marche plutot bien (merci luc!), les matelas et les rideaux sont impeccables (merci les indiens d'Abu Dhabi!) et les temperatures sont encore suffisament clementes pour qu'on vive confortablement...

prochaines etapes : shiraz, puis yazd et esphahan!

un bisou a tous,
pel et fabienne
Par pel - Publié dans : iRaN
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Samedi 1 mars 2008
Bonjour a vous!

Voila, l'Oman, c est fini...
13 jolis mois passes dans ce joli pays, chaque aventure a une fin et voici arrivee celle de l'aventure omanaise.

Je serais bien reste quelques mois de plus sous le tropique arabe a l'ombre des palmiers datiers au fond des wadis brulants les pieds dans les piscines naturelles d'eau claire mais il est maintenant temps de rentrer en France et  de revenir se cailler les miches au coin du feu.

Voila, seulement, Fabienne et moi, on a decide que prendre l avion, et ba finalement c etait un peu dommage et que ce serait bien plus rigolo de rentrer... par la route.

Donc voila grosso modo, je quitte l'Oman aujourdhui, demain les Emirats Arabes Unis, petit passage au Yemen avec un pote d'Oman, jd, puis c est le depart le 10 mars direction l'autre cote du detroit d'Hormuz : Bandar Abbas, en Iran.

Remontee de l'Iran pendant une trentaine de jours
Passage d'une septaine de jours en Armenie
Saut de puce en Georgie (parce que passer d'Armenie en Turquie directement, c est plus trop possible, ils s'entendent pas tres bien ces deux la).
Traversee de la Turquie de Yerevan a Istanbul en 1 mois
Entree en Europe par la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie, la Hongrie puis l'Autriche, l'Allemagne, la Belgique et, enfin, la France, arrivee aux alentours de fin juin.


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Et voici le bolide qui, j espere, ne nous posera pas trop de problemes... :

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vue du cote droit, porte coulissante et menuiserie a l'interieur pour rangements et lit double (admirez les planches depliables pour le mode lit! la classe, non? Du vrai Monsieur Bricolage...)

Et pour finir, la meme mais avec les coussins et les rideaux, histoire de mettre un poil de confort :

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Voila!
A tres bientot inch allah pour quelques niouzes depuis l'autre cote du detroit d'Ormuz,

Pel et Fabienne
Par pel - Publié dans : TrıP bAcK tO fRaNce
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Mardi 29 janvier 2008
Voila comme promis, apres les taureaux de Barka, bah voila les chevaux de Bahla!

Et cette fois ci encore, completement improvisé! Un petit week end du côté de Nizwa dans l'intérieur du pays, de l'autre côté des montagnes avec Fanfan et Yves, et paf, vlatipa qu'on tombe sur Déborah (de la mission économique) et Toufan (son copain turc super sympa) qui nous parlent des courses de chevaux qui s'organisent l'apres midi meme a une cinquantaine de bornes de la, du côté de Jibrin, pour les connaisseurs. ils ont vu ca dans un canard local et à ce qu'il parait, ca n'est pas vraiment fréquent comme démonstration, alors c'est l'occaz!

Ni une ni deux, pourquoi pas ca a l'air sympa, donc on n'hésite pas, on les suit. Apres quelques dizaines de minutes a chercher l'endroit ou ca se trouve, on demande aux gens dans la rue, ils nous disent de continuer encore qq km, puis de tourner a gauche puis de prendre une piste par ci puis une autre par la, tactac, pas si simple, mais on finit par y arriver!

Et voici, en quelques images, ce aue nous avons pu y voir : beaucoup de chance, tout de même, vu que d'apres qq locaux avec qui j'ai discuté, cela n'arrive qu'une fois tous les 2 ou 3 ans...

undefined La grande classe!

undefined Celui la n'a meme pas 14 ans!

undefined Père et fiston

undefined Hue Tornado!

undefined Qq photos d'une brochette d'enfants, tandis que je discute avec le père de famille, ravi de rencontrer un francais (tellement peu...) arabophone...
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undefined La plus belle petite fille du monde!

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undefined Le regard fier, peu avant le départ...

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undefined Un spectateur, vraiment bonne bouille!

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undefined Le plus dur, c'est qu'ils n'ont pas d'étriers : Autant dire qu'ils ont intérêt à porter des slips!

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undefined Beaucoup de monde pour admirer les chevaux et les cavaliers... yavait tout de meme une centaine de chevaux!

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undefined Yallah!

Par pel - Publié dans : oMaN
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Samedi 26 janvier 2008
bonjour tout le monde!

retour en oman cette fois ci avec une petite visite improvisée du côté de Barka, 60km à l'ouest de Mascate, sur la côte, où sont organisés de temps en temps des... combats de taureaux!

Sans vraiment connaitre l'endroit exact où les combats ont lieu, Luc et moi nous dirigeons en voiture et à l'instinct, mais surtout à l'aide des quelques indications des Omanais à qui on demande notre chemin (avec leurs trois mots d'anglais plus mes trois mots d'arabe, on finit par se comprendre un minimum!)...

Après pas mal d'hésitations à travers les rues du charmant patelin de Barka, nous arrivons finalement devant une arène d'une centaine de mètres de diamètre entourée de gradins de quelques marches de haut presque remplie de spectateurs, quasi tous omanais! A l'intérieur du cercle, dans le sable, sont plantés plusieurs piquets auxquels sont attachés une trentaine de véritables monstres... ces taureaux sont énoooOOOoormes! Ces mastodontes m'arrivent à l'épaule pour les plus gros (donc l'échine à 1,60m de haut...), sont surmontés d'une bosse impressionnante (du genre zébu) et ont souvent des cornes  qui forcent le respect...

Nous nous installons parmi l'assemblée qui regarde attentivement le spectacle : les taureaux sont détachés par leurs propriétaires puis amenés deux par deux vers le centre (deux bonshommes suffisent des fois à peine à les tenir en laisse...) puis sont lachés : ils se ruent diectement l'un sur l'autre, cornes contre cornes et le choc est parfois plutot violent!
Les combats ne sont jamais tres longs, pas plus de 5 minutes, le perdant étant celui qui pose le premier un genou à terre ou qui fuit son adversaire. Ca n'est donc quouaziment pas sanglant, la pire des blessures étant en général une grosse blessure d'amour propre pour le perdant (et pour son propriétaire...).

A priori, pas de pari, évidemment, l'islam interdit tout jeu d'argent. mais il n'est pas impossible que le vainqueur de la session y gagne tout de meme quelque chose...

De 16h à 18h, les combats s'enchainent et le public aime ça! Des petites scenes de panique ponctuent le spectacle, lorsque le combat s'emballe un peu et que les deux monstres accélèrent vers la première rangée de spectateurs, assis immédiatement autour du centre dans le sable... tout le monde déguerpit en vitesse quand les taureaux de 900kg leurs tombent dessus!

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un jeune omanais reste zen, à quelques mètres du choc des titans...

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L'assistance a l'air d'être pas mal absorbée par le spectacle, certains y ont des intérets (d'honneur?)

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mine de rien, le noir pourtant plus petit, colle une sacrée raclée au gros gris... les gens assis juste derrière se sont levés en catastrophe pour éviter le rouleau compresseur

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cette année, la mode est à la dishdash de couleur chaude... la grande classe!

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tête contre tête, cornes contre cornes, comme dans le miroir

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le public est en moyenne quand même assez âgé, même si les ptits jeunes prennent goût à la tradition

Voilà!
Prochaine étape, après les taureaux de Barka, les chevaux de Bahla!

A bientot les frenchies
pel
Par pel - Publié dans : oMaN
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Mardi 15 janvier 2008
bien le bonjour a tous!

allez, aujourdhui, on change un peu de la routine et on va voir ce qui se passe de l'autre coté de la frontiere, la-bas, plus à l'ouest, aux zémirats arabes unis, pays voisin du sultanat d'oman, faut il le rappeler, et plus exactement, à abu dhabi, sa capitale.

alors pour commencer, abu dhabi, c'est l'opposé complet de mascate. Oubiez tout ce que vous avez dejà lu, ici aux zémirats, malgré une culture d'origine quouazi identique, c'est le jour et la nuit par rapport à l'oman, pourtant tout proche. J'en entends encore qui m'accusaient avant mon départ de partir au pays des pétro dollars, nager dans les billets verts,  trouver du pétrole en plantant des choux dans le jardin. Et bien non, oman a du pétrole, d'accord, mais franchement pas beaucoup : c'est le 25eme pays producteur de pétrole, à 740,000 barils par jour (à comparer aux 9,600,000 de l'arabie saoudite ou aux 7,270,000 des zétats zunis...).
Et qui dit moins de pétrole, dit moins de sous, et qui dit moins de sous dit moins de "développement". Quand on passe la frontiere de l'Oman vers les Emirats Arabes Unis, on passe du meme coup d'une petite route de montagne à une 4 voies impeccable illuminée même en pleine nuit, et on roule alors pleins gaz vers Abu Dhabi.

Donc, Abu Dhabi est la capitale des Zémirats Arabes Unis. Comme le pays a 36 ans, ben du coup la capitale aussi. Il faut donc imaginer qu'il y a 37 ans, au même endroit où l'on trouve aujourd'hui des alignements de gratte ciel allucinants, il y avait  alors des dunes de sable  jusqu'à l'horizon et trois bédouins qui se servaient le thé sous une tente en peau de dromadaire...

La ville a donc poussé comme un champignon en quelques années et a maintenant quouaziment conquis toute l'île sur laquelle elle est bâtie. Les trois bédouins et la tente en peau de dromadaire ont à peine eu le temps de déguerpir avant de se faire ensevelir par le bitume et le béton...  L'aéroport a déjà été délocalisé sur le continent, les polders se créent un peu partout et la ligne de la cote recule sans cesse, tandis que les projets pharaoniques poussent sur les îles immédiatement voisines, comme par exemple les moult musées qui vont voir le jour au nord de la ville, dont l'annexe du Louvre...

La ville est plutot grande, on mettrait bien 3 heures à la traverser à pieds, mais comme toute ville nouvelle, est bien rangée et bien géométrique : les rues numérotées impaires parallèles à la corniche, les rues numérotées paires perpendiculaires, des avenues bordées de méga gratte ciels d'une vingtaine d'étages minimum chacun et des intérieurs de "quartiers" un peu moins hauts (tout de meme...).

Cependant, Abu Dhabi reste une ville sympatoche où j'aime bien aller me promener à pieds le long des grandes avenues et à l'intérieur des quartiers, grimper en haut des vieux immeubles dont l'accès au toit n'est pas condamné et m'asseoir à la terasse d'un boui boui boire un coup et fumer la shisha... Meme grande, la ville est encore à dimension humaine, et au contraire de Dubai, on peut s'y promener à pieds.

Dubai, la gigantesque, la ville hors normes, la ville du trop. Dubai est une ville impossible, trop grande, trop étalée, sans centre, sans repère, faite uniquement d'autoroutes et d'échangeurs, de chantiers et d'échafaudages. Le piéton à Dubai est un piéton mort.


A Abu Dhabi, ce qui est sympa aussi, c'est le mélange du "vieux" (par la j'entends années 60 ou 70) et de l'ultra-moderne, du traditionnel et de l'avant-gardiste, de la misère et du luxe, du poussiéreux et du brillant...  Les voitures de kékés cotoient les vélos rouillés des pakistanais, les buildings de verre dominent les vieilles tours des sixties, les petites boutiques tenues par des indiens font face aux méga-giga-super centres commerciaux... des contrastes partout, j'aime bien!

Bon, allez zou place aux images :


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La 5ème avenue...

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Vue de la corniche depuis le port aux Dhows (bateaux de pêche traditionnels en bois), toujours en activité!

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Lumières urbaines...

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His Excellency Sheikh Zayed, défunt père de la nation, et ses deux fistons qui ont repris l'entreprise de papa, dont Sheikh Khalifa bin Zayed, à droite.

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Abu Dhabi a aussi un super chantier naval pour Dhows et autres bateaux en bois. Ici tout se fait à la main...

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Un propriétaire émirati vient voir comment le chantier se passe et donne un coup de main aux ouvriers indiens et iraniens.

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La grande mosquée, dont le chantier est quouazi fini : on peut dire qu'elle a de la gueule!

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Deux ouvriers : une petite pause en fin de journée...

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mélanges architecturaux!

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Une famille indienne endimanchée, dans la 2ème avenue.

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Une autre famille, émiratie, celle-là...

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Un pêcheur sur le port des dhows.

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Une émiratie d'adoption!

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Coucher de soleil sur Lulu Island, avec au fond à gauche, le Marina Mall, méga centre commercial et restaurant panoramique (et non, aucune retouche de couleurs!)
Par pel - Publié dans : éMirAtS aRAbEs UniS
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Jeudi 6 décembre 2007

Namasté tout le monde!

Fabienne et moi, on a abandonné le "Salam Aaleykoum!" arabe pour deux bonnes semaines debut novembre pour s'adonner intensement au "Namasté!" nepalais : une petite pause bienvenue dans notre sejour de plus d'un an en Oman et aux Emirats arabes unis...

Decouverte de Kathmandu, passage dans le sud du pays dans la région du Terai (zone de foret tropicale a la frontiere avec l'Inde), des heures et des heures de bus tape-cul serrés comme des sardines, petit trek aux pieds de l'Annapurna, nuits dans des auberges paumées sans electricite mais hyper accueillantes, qq jours dans des petits villages vraiment extraordinaires, puis visite de la vallee de Kathmandu pour finir : je vous passe les details, mais le Nepal est vraiment un pays splendide...

Malgré une pollution de folie dans Kathmandu et des signes omnipresents de manque de developpement (peu ou pas d'electricite en dehors des villes, coupures d'electricite tres tres tres frequentes dans les villes, eau courante quand meme plutot repandue mais pas vraiment potable, reseaux d'assainissement quasi inexistants, routes defoncées), les Nepalais sont des gens tres sympas en general (evidemment, il y a des cons aussi, mais ca, c'est comme partout!) et vraiment accueillants. Meme les Maoistes etaient ravis de nous voir arriver dans la reserve du massif de l'Annapurna pour nous demander de contribuer financierement a leur cause... (officiellement "donation volontaire" qui avait tout de meme l'air d'un "impot obligatoire"...).

Bon, sachant qu'une image vaut 1000 mots, je vais plutot laisser mes photos parler d'elle memes :

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Vue sur le massif de l'Annapurna depuis les hauteurs de Pokhara, camp de base de tous les touristes-trekkeurs

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Petite pause dans la longue montée vers Ghorepani

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Vue sur des sommets de 7000 et 8000m depuis le sommet de Poon Hill (3200m, quand meme!)

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 Les moyens de transport de marchandise classiques dans les contreforts de l'Himalaya : les porteurs et les mules

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Fin de journee devant un temple a Pokhara

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 Les temples de Durbar Square de Patan, au sud de Kathmandu

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Les rouleaux de priere autour des temples buddhistes : les gens prient en tournant autour du temple et en faisant rouler les rouleaux

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 Activite feminine devant l'un des temples de Patan

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Les yeux de Buddha, representés sur toutes les Stupa buddhistes

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Un petit moine qui foit le pitre... Foudre benie n'est surement pas loin

Deux ptits jeunes qui se marraient bien a emmerder les gens a l'interieur du temple...

Mes potes de Bandipur, une bande d'ecoliers qui etaient drolement interesses par mon appareil... j'ai meme pris le risque de leur laisser les commandes pour qu ils essaient eu memes...

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Ya vraiment un coté Rolling Stones dans cette photo, non? (a part qu ils ne sont que 4 bien sur!)

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Vol planné au dessus de l'Himalaya...

Photo a l'heure du gouter pour les trois soeurs, excitees comme des puces en nous parlant mais drolement sages pour la photo...

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Un coq nepalais dans un arbre nepalais, tout est normal...

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Enorme manif' communiste dans la petite bourgade de Bakhtapur : des centaines et des centaines de personnes sont venues pour ecouter les discours de dirigeants maoistes locaux : une vraie maree rouge!


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La faucille et le marteau etaient partout en ville ce jour la!


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Des tetes bien connues presidaient l'assemblee, depuis le fond de l'estrade...

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Et pendant ce temps la, a quelques rues de la, les bons grands classiques americains sont toujours presents...

Par pel - Publié dans : néPaL
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Mardi 16 octobre 2007
Eid Mubarak tout le monde, à savoir Joyeux Eid!

Oui, car pour ceux qui ne suivent pas tres assidûment le calendrier religieux musulman, samedi dernier, c'était l'Eid-El-Fitr : la "petite fête" (par opposition à l'Eid-El-Kebir, la "grande fête", qui aura lieu dans 2 mois et 10 jours) qui marque la fin du mois sacré du Ramadhan, mois de Jeûn. Du coup, c'est la grosse fête et pour l'occasion, et bah le sultan distribue les jours de congé comme des petits pains, sauf que comme d'hab, on n'est au courant que deux ou trois jours en avance...

J'ai donc appris deux jours avant le week end dernier que la semaine suivante ENTIERE etait fériée pour le public et qu'il y aurait au moins trois jours de congés pour le privé... sachant que je travaille énormément avec le ministère des ressources en eau, je me retrouve du coup avec pas mal de jours off inattendus mais quand même bienvenus!

Branle-bas de combat! C'est l'occasion ou jamais d'enfin réaliser le projet en gestation depuis moult temps : partir 4 jours vers le Sud et la côte Est pour aller explorer encore un peu plus loin les lointaines contrées omanaises!
D'autres ayant déjà des plans de prévu, ca sera en tête à tête avec jd (jean damien, informaticien-glandeur à la mission économique) que je prendrai la route : le parcours est vaguement prévu, je trouve un 4x4 gratuit grace à mes petites combines locales, on fait les courses pour 4 jours, on étudie rapidement les étapes dans les guides et sur internet (on part dans une zone peu décrite dans les guides) et on décolle!
 

Grosso Modo, ça a ressemblé à ça :

trip-Eid.jpg Départ de Mascate (au nord) vers Nizwa (à l'ouest), descente vers l'île de Mazirah, tour de l'île (en rouge), remontée dans le sable (en vert) vers Ras Al Jinz (pointe Nord Est), puis retour à Mascate via le wadi Shab.

Jeudi matin, départ vers Nizwa, LA ville de l'intérieur à 170 km de Mascate, où nous traversons le souk aux bestiaux (en particulier beaucoup de vaches! alors qu'on en voit peu dans le pays... elles sont toutes ici!), balade dans la ville, petite visite du vieux fort restauré et photos de la belle mosquée.

LA ville de l'intérieur, car c'est quouaziment la seule vraie ville qui n'est pas sur la côte. C'est un patelin plutot rustique avec un petit centre ville sympa le matin quand il y a de l'activité.

071011-007.jpg Le souk aux bestiaux de Nizwa (sur la fin)

071011-052.jpg La mosquée vue du haut du fort

071011-061.jpg Une peugeot à Nizwa!

071011-010.jpg L'entrée de la ville

Sans perdre trop trop de temps, re-décollage vers 12h pour longer de loin le désert de sable des Wahibas (wahiba Sands) et arriver sur la côte Est à la hauteur de l'île de Mazirah.

Sur le chemin, on trouve quelques ossements au milieu du désert, et un magnifique crâne de bélier  se retrouve fixé à l'avant du capot de la voiture, ce qui nous assure un look "crocodile dundee", bref la vraie classe baroudeur-beauf!

071011-022.jpg La grande classe!

La route entre Nizwa et Jazirat Mazirah (l'île de Mazirah) est plutôt monotone : rectiligne, plate, au beau milieu d'un grand désert de cailloux, ci et là parsemé de petits arbustes maigrichons et de bosquets touffus. On sent le désert de sable proche sur le côté gauche de la route : lorsque le vent se lève, des bourrasques pleines de sable balayent la route, ce qui donne l'impression un peu surnaturelle de rouler sur un tapis mouvant de sable.

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Au bout de 4h de route, enfin, nous arrivons sur la côte qui à cet endroit, a été amménagée par les quelques rares habitants en marais salants : la dernière ligne droite se trouve donc légèrement en hauteur avec de part et d'autre de grandes étendues immensément plates et blanches (et même roses par endroit!).

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071011-210.jpg Non pas de la neige, mais bien du sel!

Arrivés un peu tard pour le dernier bac en partance vers l'île, on décide de longer un peu la côte avant le coucher du soleil pour se trouver un petit coin tranquille et poser le campement.

Soirée peinard, autour du feu sur la gigantesque plage déserte, bien installés au fond des deux fauteuils ikea que j'avais embarqués le matin même de chez moi (on arrête pas le confort!), à écouter les vagues et à regarder l'un des plus beaux ciels étoilés que j'aie jamais vus...

Lendemain matin, on se fait presque réveiller par 5 jeunes Omanais venus du village voisin nous rendre visite pour voir un peu la tête des campeurs... L'un d'eux est plutôt touche-à-tout et à vrai dire casse-couille, tandis que les deux aînés sont plutôt simplement curieux et tentent d'engager la conversation et que les deux ptits jeunes font les pitres dans tous les sens.
Malgré nos trois mots d'arabe et leurs quatre mots d'anglais, on réussit à parler football (Zidane est sans doute le type le plus connu du monde entier...), à parler Ramadhan (on en est alors au dernier jour) et à parler d'Oman en général... puis c'est l'heure de prendre quelques photos avant de partir prendre le bac pour l'île! Malheureusement, ni adresse email, ni adresse concrete pour les ptits gars, ils n'auront pas les photos... Bien dommage.

071011-028.jpg L'ainé prend son portrait très au sérieux...

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071011-011.jpg La petite troupe au complet

Arrivés au quai perdu au milieu de nulle part, d'où partent les bateaux vers Mazirah, nous attendons pas mal de temps que le bac soit plein... De quoi mettre genre 12 voitures en gros. Viennent ensuite 1h30 de traversée sur ce gros tas de ferrailles à échanger des coups d'oeil malicieux avec les enfants dans les voitures voisines ou à tenter de discuter avec les omanais natifs de l'île :

071011-206.jpg jd tape la discut' pendant la traversée

L'île n'est pas complètement déserte : sur ses 80 km de long et 20 de large, un gros village de 9000 habitants à la pointe nord, une base del'armée américaine et une (seule) route goudronnée toute récente... A part ça, seules quelques barraques de pêcheurs jalonnent le long de la côte, plus ou moins abandonnées. On passe l'après-midi à explorer le rivage sans vraiment rentrer dans l'intérieur, fait de petites collines déchiquetées difficilement pénétrables.

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Ces deux flamands roses sont quasiment les deux seuls habitants de l'île qu'on ait croisés!

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A nouveau une bonne soirée sur une longue plage déserte, à l'extrême sud de l'île, avec pour toute compagnie des sortes de bernard lhermittes  bizarroïdes...

071011-166.jpg Voici Bob, qui connaitra malheureusement une fin tragique... sans commentaire :-(

Lendemain, réveil aux aurores, la grande journée critique nous attend : il s'agit de rejoindre avant 18h (heure du coucher du soleil) Ras-Al-Jinz, pointe Nord-Est d'Oman, pour y retrouver Johann, un copain français de Dubaï venu en Oman avec ses potes pour l'Eid. La route promet de ne pas forcément être facile, sachant qu'il n'y a pas vraiment de route pour la première partie de ces 250km, qu'on traverse un vrai désert de sable avec de gigantesques dunes et que la seule chose que l'on sait, c'est qu'il faut grosso modo longer la côte...

Autant vous dire que Johnny Halliday et son mégatube "L'aventure, c'est l'aventure" en boucle et à fond dans la voiture n'étaient pas de trop pour nous donner du courage...

johnny-hallyday.jpg Merci Johnny

Evidemment, j'en entends déjà certains me dire qu'il ne faut pas partir dans le désert à une seule voiture, risque de s'enliser, nanana, nanana. A ceux-là, je répondrai qu'on avait quand même emprunté un GPS pour marquer notre route au fur et à mesure, qu'on avait une pelle et des plaques solides pour se désensabler, qu'on suivait des traces déjà existantes dans le sable (et là, on ne suivait pas nos propres traces, comme c'était le cas pour les Dupondt!!!), qu'on avait pris suffisemment d'eau pour tenir plusieurs jours en cas de pépin, et que c'était tout de même le week end de l'Eid, donc on était à peu près assurés de croiser quelques voitures dans la journée...

Des paysages magnifiques! les dunes de sable tantot impécablement lissées par le vent, tantot légèrement ondulées, parcourues par les traces de tas de petits animaux bizarres, tombant dans le bleu de l'océan indien. Les belles courbes dorées jouant avec l'horizon bleu de l'océan : Un spectacle
superbe!

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Le temps de s'enliser une fois seulement après avoir échoué dans la montée un peu raide d'une gigantesque dune, on creuse et on dégage le sable autour des roues, on dégonfle un peu les pneus pour assurer plus d'adhérence, on relance Johnny Halliday à fond les ballons et, pied au plancher, me voila propulsé au sommet de la dune! Reste plus à jd qui poussait derrière qu'à me rejoindre, pieds nus dans le sable brûlant...

Après ces quelques km bien sympas, le paysage change : on reste dans le sable mais le décor est relativement plat et parsemé de petits bosquets qu'il faut absolument éviter car ils sont très solides : ils pourraient nous défoncer une roue si on s'en prenait un!

Enfin, après un petit pic nic devant les vagues, on reprend la piste pour tomber quelques dizaines de km plus loin sur des machines de chantier qui construisent une route, une vraie, goudronnée le long de la côte! Du coup, mélange de soulagement et de déception : parti de zéro, l'Oman construit infrastructure sur infrastructure depuis 30 ans, tant mieux pour les villages les plus reculés (quoique je suis pas sûr que ca les arrange plus que ça... ils ont peut être rien demandé, eux...) et tant pis pour le côté "aventurier" du trip!
Bon, heureusement, ca ne change rien au paysage qui est toujours assez impressionnant. On passe ensuite a un paysage plus "far west" : grande plaine désolée, au milieu de laquelle sortent des montagnes isolées, entre lesquelles broutent paisiblement quelques dromadaires, à deux pas de la côte.

Enfin, le soir, arrivée à Ras-Al-Jinz, le village le plus Est de toute la péninsule arabique! Avant de retrouver les Dubaïottes, petit passage par les plages aux tortues : nous restons planqués discrètement à prendre l'apéro pendant 2h au dessus d'une petite plage minée par les passages des tortues les nuits précédentes : nous verrons 4 monstres de plus d'un mètre de long remonter péniblement la plage (super pentue!), creuser un trou d'un mètre de profondeur (!), d'abord avec les pattes avant, puis les pattes arrière, pondre, reboucher le trou puis redescendre épuisées vers la mer. Nous ne sommes allés les voir de près que lorsqu'elles avaient fini le boulot et qu'elles redescendaient vers l'eau pour les déranger le moins possible : vous n'aurez pas le choc des photos (mais que le poids des mots!) car j'avais également un peu peur que le flash les dérange...

Après une nuit un peu agitée (défaite du XV de France...), départ le lendemain vers Mascate, la dernière étape de notre périple... Un peu épuisés par le voyage et la longue soirée qui vient de passer, nous ne ferons qu'une seule halte, mais quelle halte! Le Wadi Shab! en images :

071011-372.jpg L'embouchure du wadi Shab

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071011-360.jpg Les piscines naturelles à l'amont du Wadi : un vrai paradis terrestre! sans parler des grottes aquatiques où je n'ai pas pu emporter mon appareil...

Voila! Je vous raconte pas le plaisir de retrouver un lit et une douche de retour à Mascate... peut être la meilleure partie du voyage!

A plus pour la prochaine escapade!
pel

Par pel - Publié dans : oMaN
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