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Apres presque une semaine de repos mérité et de ripailles arrosées, nous quittons Vitalie et Tatiana pour la derniere étape du périple : la traversée de l'Europe d'Est en Ouest à travers la Roumanie, la Hongrie, l'Autriche, l'Allemagne et enfin, la France.
Ce sera a priori plutot rapide : il nous reste environ 2 semaines pour boucler la boucle et poser nos pieds et nos fesses en France.

On profite de nos derniers kilomètres moldaves pour faire le plein d'essence pas trop chère ainsi que pour remplir les bidons du toit : prévoyants comme tout, on se rend compte qu on n a pas assez d'argent pour payer le pompiste...
Tandis que je repars en sa compagnie vers le dernier village traversé pour changer quelques Lei roumains, Fabienne nous attend à la station service en compagnie de la petite famille qui gère la boutique. La jeune femme enceinte, femme de mon copilote, parle anglais et sa conversation avec fabienne semble avoir été plus développée que celle que j'ai tenue avec son mari dans la voiture, en roumain uniquement...

La sortie hors de la Moldavie aura été plus réussie que l'entrée : nous prenons bien soin de choisir un autre poste frontière, histoire de ne pas retomber sur les mêmes hurluberlus, qui je pense n ont pas trop apprécié les conséquences de notre premier passage, quelques jours auparavant.
De l'autre coté de la frontiere, les douaniers roumains sont drolement contents de nous voir passer, en particulier la douaniere, grand sourire, qui hurle : vive la Fraannce! la Loooiiire! le jardin des Tuileries! Paaaris! Montmartre! ... bien que n'etant jamais allée en France (ca avait pourtant l'air d etre son plus grand reve), elle en connait un rayon et parle plutot bien français.

On traverse la Roumanie en 2 jours pour rejoindre rapidement la Hongrie. Un petit stop a Satu Mare, quelques kilometres avant la frontiere, pour regarder le match de foot France-Roumanie, non pas que ça nous interesse au plus haut point, mais regarder ce match a une terasse de bar en compagnie de 400 Roumains, c'est ça qui est rigolo! Evidemment, on évite de hurler et de se faire remarquer...
Le match fut nul, dans tous les sens du terme, mais on a tout de meme passé un bon moment...

Le décor change pas mal en traversant la frontiere roumano-hongroise : les paysages sont tres nettement plus riches, plus propres, mieux entretenus, les maisons sont toutes coquettes, plus de tracteurs et moins de charrettes dans les champs, des pistes cyclables et de belles routes en bon état... bref, le niveau de vie monte d'un cran et ca se voit.

Passage par un merveilleux moulin a eau (ou on s'arrete presque toute une apres midi pour en explorer tous les rouages), passage par de jolis villages et jolies églises, passage par des cimetieres un peu irréels (dont un ou des silhouettes de bateaux en bois remplacent a la verticale les croix sur chaque tombe), on taille tranquillement notre petite route sinueuse vers la capitale, Budapest.

Budapest, ou nous retrouvons d'abord Severine, la cousine de Fabienne, avant d'etre rejoints pour le ouikènde par Matthieu, zagrebois d'adoption. On passe l'apres midi aux bains Szechenyi, a aller de bassin en bassin, d'eau froide en eau brulante, de hammam en sauna, dans une merveilleuse ambiance de papotage-barbotage.
Autre moment rigolo, la visite au parc des vieilles statues de l'époque communiste, bustes de Lénine, ouvriers et paysans portant haut le drapeau soviétique, la chemise ouverte et le poitrine bombée, femmes au visage sévère portant un fusil et un pain dans leurs bras levés au ciel... ou encore juste les gigantesques bottes de la gigantesque statue aujourdhui disparue de Staline.
La ville est splendide, mais la motivation pour les photos n'est plus là... article donc un peu tristounet sans illustrations! (alice n'arriverait d'ailleurs surement pas à le lire...).

Enfin, nous prenons la route vers Vienne, quelques 200 kilometres plus à l'ouest, pour retrouver d'anciennes habitudes et d'anciens visages : redécouverte de ce joli patelin danubien, 3 ans apres y avoir passé un semestre, je suis vraiment content de me replonger dans l'ambiance autrichienne (Grüssgott!!).

Déjeuner avec l'ancien colloc Philipp et sa charmante Biola, plus que souriante, soirée à l'opéra (Don Carlos) pour la modique somme de 3,50€ par tête (les meilleures places de l'opéra sont aussi les moins chères : il faut juste pouvoir rester debout 3h30 durant...) et belles balades dans les rues du centre et dans les jardins de l'empereur... tout ça en étant merveilleusement reçus par la famille de Maxime, ex- et futur omanais d'adoption.

Pour finir, ligne droite Vienne-Strasbourg, 800 km en une journée, et un extraordinaire resto fromages-vin rouge pour fêter dignement cette premiere soirée française, en compagnie du même rouquin qui avait joué la tranche de jambon du sandwich pendant 3 semaines entre Erevan et Istanbul, un mois auparavant.

Réveil difficile le lendemain, sans doute la plus petite motivation depuis longtemps pour se lever et se remettre en marche... : ce soir, on est à Paris. Ce soir, tout est fini... on essaie de refuser un instant cette fatale échéance, mais nous ne pouvons pas y échapper. Va bien falloir se remettre dans le bain.

A nous les embouteillages du périphérique!!!! Yallah!!!!



ps : nous n'avions pas été arrêtés par la police depuis le centre de la Turquie... Eh bien figurez vous que les gardiens de la paix français, eux, ne nous ont pas ratés, et ce, à 2 reprises, entre Strasbourg et Paris...
Jeudi 10 juillet 2008
- Ecrire un commentaire - Par pel

On traverse enfin les Carpates pour arriver de l'autre cote, en plein pays saxon.

A Sibiu, Sighishoara et dans tous les petits villages aux alentours, on a pas mal de chance de se faire comprendre en parlant allemand : toute la region est encore peuplee par une communaute de nationalite allemande, descendants des enfants ensorcelés par le joueur de pipeau qui les fit disparaitre de Hameln en Allemagne au XIIIeme siecle...

Petites balades sympatoches a Sibiu (toute refaite a neuf depuis 2007, mais encore tres jolie), a Sighishoara (nettement plus touristique, mais quand meme vraiment jolie...) mais ce coup-ci, on evite Brasov, definitivement moins sympa et denaturee par l'industrie du tourismse.

Toits rouges, maisons aux couleurs pastelle jaune, bleu, rose, vert, ... rues pavées en plus ou moins bon etat, cigognes partout, touffes d'herbe dans les gouttieres tordues, un chat et un chien qui font la sieste, voila un peu de quoi ont l'air les cites saxonnes, sympa quoi!








On prolonge de deux jours notre petite halte dans le coin pour aller se balader de village en village dans l'arriere pays jeter un coup d'oeil aux citadelles fortifiees de chaque patelin construites pour se proteger des Turcs en 1400 et des brouettes. On entre alors vraiment dans la Roumanie "profonde" : entre deux villages, de chaque coté de la petite route goudronnée en mauvais état, les bois alternent avec les champs cultivés dans lesquels on voit charettes, chevaux tirant la charrue pour labourer le champ, familles entieres maniant la faux, troupeaux de moutons, de vaches, de buffles menés par le berger armé d'un fouet... bref, c'est la campagne, la vraie!


L'équipe de football amateurs du village

Voila a quoi ressemble notre petit dej' un peu tous les matins...


Dans chaque village, on tente d'entrer dans la citadelle, malheureusement souvent fermée et qui n'ouvre que pour l'office a l'église le dimanche. On reussit pourtant a en visiter quelques unes, quand la grand mere saxonne du village est la pour entretenir le jardin de l'eglise : c est donc l'occaz, une fois de plus (apres la Georgie et la Turquie!), de pratiquer l'Allemand et de faire la discussion avec elle...
Les deux octagenaires avec lesquelles on discute sont accueillantes comme tout et on reste bien une bonne demi heure a les ecouter parler de leur vie un peu particuliere.
Allemands n'ayant jamais vécu en Allemagne, parlant allemand, roumain et leur dialecte saxon, ils sont de moins en moins nombreux et a vrai dire, meme en voie d'extinction : 800 il y a 50 ans dans le village de la premiere, ils ne sont plus que 26 aujourd hui... Tout le monde est parti emigrer en Allemagne. Il reste cependant une petite lueur d'espoir car certaines familles saxonnes reviennent s'installer dans le coin depuis que la Roumanie est entrée dans l'Union Européenne.
La vie sous Ceaucescu, l'etouffement de la vie religieuse, les privations alimentaires, la vie n'a pas été facile. Depuis 1989, ca n'est pas moins difficile, car la communauté disparait tandis que le nombre de Tsiganes augmente tres vite. Les Roms semblent etre le pire cauchemar des deux vieilles femmes : voleurs, menteurs, paresseux, profiteurs, bagarreurs, le portrait n'est pas rose et autant dire qu'il n y a pas de melange...

Derriere les grands meres, il y a aussi les citadelles et les villages. Extraordinaire voyage dans le temps : enlevez les fils electriques et les quelques voitures qui trainent et vous etes remontés dans le temps...






 

 


La vieille horloge est HS...


Enfin, il est temps de faire route vers le Nord Est, direction la Republique de Moldavie, pour aller rendre visite a Vitalie et Tatiana, beaux parents d'Estelle, la soeur de Fabienne!

On traverse alors le pays Szecler (un peu comme le pays Saxon, mais la, c'est la version hongroise, un peu mons jolie mais drolement plus active), les Carpates encore une fois puis la Moldavie roumaine, pour arriver aux confins de l'Europe, délimitée par la riviere Prut...

Tres grand moment, la traversée du Prut... morts de rire, évidemment...

L'arrivée en Moldavie, on s'en souviendra.
Les formalités douanieres se passent tranquillement (plus facilement qu'en entrant en Armenie, quelques mois plus tot... on entre pourtant encore une fois dans l'ex URSS...) et au moment de franchir la derniere barriere et de fouler librement le sol moldave, c'est le drame... Depuis sa petite guérite, la militaire nous autorise a partir et actionne le lever de la barriere, je demarre, je passe, et tandis que nous sommes sous la barriere, la militaire ne regarde pas et l'actionne vers le bas... Le ciel nous tombe sur la tete et le toit du Berlingo est abimé. La poisse.

Apres avoir déja changé une portiere a nos frais apres un accident dont on n'etait pas responsables, voila que ca recommence. On fait alors le pied de grue et on reclame un responsable qui parle anglais. On nous repond que ca n'est pas leur probleme et qu il faut qu'on parte. En plus d'ignorer le probleme, ils nous accusent ensuite d'avoir demarré trop vite et d'etre rentrés dans la barriere alors qu elle se levait.
Une voiture passe et la Roumaine francophone demande quel est le probleme : elle nous explique alors qu on perd notre temps et qu on n'obtiendra jamais rien. D'apres elle, les douaniers a qui on a affaire sont moldaves mais font partie des "moldaves russifiés a 80%, des gens butés issus d'un mélange bien malheureux"...
Vitalie arrive alors en force avec son pote Vova et appelle la police. Une sorte de Sherif débarque alors et fait son constat : c'est la parole des militaires contre la notre... En gros, on s'attaque au gouvernement pour un peu de tole froissée, ca ressemble drolement a un combat perdu d'avance...
On finit au poste pour ecrire notre version des faits, c'est plutot rigolo, surtout qu'on sait bien que ca ne servira jamais a rien : le dossier sera oublié le soir meme, c'est évident.

Bon, les dommages sont mineurs donc le probleme n'est pas si grave. de toutes facons, c'est pour notre pomme.

On oublie vite les soucis en retrouvant Vitalie et Tatiana dans leur appartement de Balti (prononcer Beltz pour faire moldave) et en redecouvrant la Moldavie qu'on avait deja parcourue dans tous les sens il y a deux ans.
La soirée est digne des grandes fetes moldaves : attablés avec nos hotes ainsi que Vova et sa famille, on a devant nous une foultitude de plats cuisinés, de quoi nourrir un régiment, arrosés de vin et de Cognac moldave. Malheureusement pour moi, je fais partie des 3 hommes de la tablée... et les hommes sont censés boire : on descend donc a trois la bouteille de Cognac... de quoi etre bien Diguadao...

Notre petit séjour moldave dure 5 journées plutot bien remplies, entre balades a pieds, découverte du quotidien a Balti et repas plus que copieux... On visite l'université et on va suivre quelques instants le cours de solfege donné par Vitalie, on va jeter un coup d'oeil a l'ecole ou Tatiana enseigne le piano, on rend visite aux grands parents, on va faire la recolte des fraises dans le potager a quelques kilometres du centre ville (on remplit bien 5 gros seaux!), on part visiter la fabrique de Cognac de Balti (les vapeurs d'alcool rendent l'air quasi irrespirable!) car Tatiana a une copine qui y travaille, on y deguste du Cognac 20 ans et 50 ans d'age...


 

Souvent accompagnés par Tatiana qui a bouclé son année scolaire, on ne sort pas de Balti mais on y decouvre pas mal de choses qui nous etaient passées sous le nez il y a deux ans a l'époque du mariage.

 

Derniere soirée invités par Vova et sa femme Vika, on remet ca : on mange, on mange, on mange, on boit, on boit, on mange et on boit. Discussions en roumain et en francais, l'ambiance est magnifique! Vive la Moldavie!



 


 



Jeudi 12 juin 2008
- Ecrire un commentaire - Par pel

Les campagnes électorales, en Roumanie, ca deconne pas... (Gata de luptă = Prêt(e) pour le combat)


Samedi 7 juin 2008
- Ecrire un commentaire - Par pel
On quitte Istanbul le 14 mai, direction l'Europe, avec un berlingo beau comme un camion grace a sa belle portiere neuve, en remplacement de celle qui avait ete emboutie par une Lada a Tbilissi. On s'en tire pour pas trop cher... Ouf...

Le premier pays sur lequel on tombe une fois le bosphore passé est ... la Bulgarie.

On avait prevu de ne pas rester moult temps en Bulgarie, et finalement, ca tombe plutot bien car on ne reussit pas vraiment a tomber sous le charme du pays... Les paysages sont sympas, bien sur, et les monasteres orthodoxes sont tres jolis, mais on manque de temps pour aller denicher tous les petits coins sympas bulgares et puis en fait, on manque un peu de motivation et on a envie de se reposer un poil et de ne pas trop en faire pendant quelques jours...


Par dessus tout ca, on ne parvient pas a oublier notre combat épique contre le pompiste de Plovdiv qui, charmant et poilu comme un ours, tente par tous les moyens de nous arnaquer de 20% de la facture... Combat que nous finissons par gagner, non sans peine... apres 30 minutes de face a face sterile.

Que dire, egalement, des jeunes (et moins jeunes) BulgarEs que l'on voit dans les rues de Plovdiv et de Veliko Tarnovo, TOUTES sapees comme des demoiselles de la Rue saint Denis... De l'ado de 13 ans a la femme mure de 45 ans, le stereotype de la Bulgare est bien triste a voir... Habillee du moins de tissu possible, perchee sur des talons de 10cm, arborant coiffure et maquillage tels qu'elle ne se reconnait plus elle-meme dans le miroir, decolleté plongeant, bref, voila ce qu'on appelle communement une pouf, et le plus triste, c'est que 9 femmes sur 10 - facile - correspondent pleinement a ce stereotype...

Bref, la Bulgarie ne nous aura pas marqués beaucoup plus que ca...

Finalement, le meilleur moment de notre semaine bulgare, ce fut surement les 3h36 passees au fond du lit a l'auberge de Veliko Tarnovo a deguster le Bollywood qui m'avait ete offert a mon depart d'Oman : un vrai bonheur!

Tout de meme, quelques unes des rares photos bulgares
:



A Veliko Tărnovo, l allée montant a la citadelle en ruine, la croix d une pierre tombale et les annonces municipales des deces

De meme que le passage de la frontiere irano-armenienne, l'entree en Roumanie coincide avec un orage monstrueux... cette fois-ci, c'est la grele qui nous surprend alors qu on traverse le Danube : on a le temps de se refugier sous l'abri du dernier barrage de controle roumain avant que des grelons de 3 a 4cm de diametre s'abattent sur le toit des voitures... Encore jamais vu une pluie de météorites pareils!
Ca fait un vacarme tel qu'on ne s'entend plus hurler, le bitume devient blanc immaculé de debris de grelons fracassés, les garde-frontieres ne savent plus trop quoi faire, a part prendre des photos avec leurs telephones, bref, c est l'anarchie et c'est plutot rigolo!

Enfin, arrivée a Bucarest (prononcer Boucourechte pour faire roumain).

Sur les traces du précédent voyage de l été 2006, on se balade 3 journées pleines dans ce qui fut le 'Paris de l Est', avant que Ceausescu ne ravage le paysage.
La ville reste tout de meme tres sympa et les differentes epoques en ont fait un patchwork architectural composé de vieilles maisons style 1900, Belle Epoque, abandonnées, décrépies et envahies par la vegetation, de gigantesques ensembles soviétiques sur-bétonnés mais pour la grande majorité peu entretenus et qui ont plutot mal vieilli, et de nouveaux buildings modernes qui trouvent leur place esthétique au milieu de tout ca.
On y parcourt de petites rues pavées toutes tranquilles, toutes colorées et on y traverse de monstrueux boulevards a 6 voies de circulation, on y rencontre des petites églises orthodoxes épargnées au milieu des gros blocs de béton, et on y longe le canal (un poil) glauque qui tente de jouer le role de decors aquatique, a defaut de grand fleuve d envergure digne de ce nom (le Danube passe 70km au sud...). Enfin, on finit forcement par tomber sur LE monstre... la maison du Peuple, desormais appelée palais du Parlement, sorte de cube gris geant, au centre de la capitale, fantasme de Ceaucescu, realisé en 5 ans, deuxieme plus gros batiment du monde, a l interieur duquel, dit on, le dictateur avait lui meme un plan pour ne pas s y perdre...

Trois jours ne sont pas de trop pour prendre son temps a Boucourechte, et nous le prenons. On se paie meme le luxe d aller voir Indiana Jones en anglais sous tritré en roumain!

Derniere anecdote boucourechtoise et avis a la communaute homosexuelle
: certains Roumains ne semblent pas trop apprecier les homos... C est en tout cas la conclusion qu on tire de notre (courte) discussion avec un type qui nous aborde dans la rue pour me demander de facon plutot agressive si je suis gay (a cause de mon echarpe, qu il nous dit) avant de nous cracher dessus... Puisqu il insiste, on lui repond clairement et nettement (mais sans s enerver non plus, il est quand meme plutot baraqué...) et il semble alors confondu en excuses et tend la main : c est a notre tour de le snober, ce gustave a la noix.


Le canal de Boucourechte, un coin ravissant pour un picnic











La Casa Poporului, la Maison du Peuple, desormais Palais du Parlement depuis 1989

Scene de peche dans les 10 centimetres d eau croupie du canal boucourechtien

L eglise orthodoxe russe de la ville, la seule a ma connaissance... Les eglises orthodoxes russes et roumaines sont bel et bien distinctes



Vas-y, le lascar!

Le lendemain
route plein Nord vers les Carpates et, au dela, la Transylvanie. Il s agit de traverser les monts Făgăras : on emprunte donc la Transfăgărăsan, terrible route de montagne qui rappelle un peu la montee en voiture vers l Hotel Overlook dans 'Shining'. On grimpe, on grimpe, on passe sur le barage Vidraru, monumental, on dort au bord de sa retenue, on continue a grimper, grimper, grimper. Malheureusement, a quelques km du col, apres 80km de route depuis la vallée, on tombe sur... de la neige, beaucoup de neige... La route est bloquée et la (seule) pelleteuse chargée de deblayer le passage semble encore avoir du boulot jusqu a l automne.
On continue donc encore quelques kilometres a pieds, mais il faut se faire une raison et demi-tour pour arriver de l autre coté, dans les vertes collines du pays Saxon...

  Le barrage de Vidraru

Des decors qui changent beaucoup des montagnes arides d Oman...

Petite rando sur la route deserte en pleines Carpates, mais la neige empechera meme les pietons de continuer...



On redescend sur nos propres traces pour contourner le massif et rejoindre le pays saxon, les boules...


Mercredi 28 mai 2008
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